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Ma vie d'entrepreneur - Capacité de résilience

Le vendredi 13 mars a été ma dernière journée de travail dans ma vie professionnelle d’entrepreneur d’avant le confinement.

Quand le Président Macron a annoncé officiellement le confinement, je suis passé par tous les états.

il m’a fallu une dizaine de jours pour commencer à émerger du KO professionnelle dans le lequel l’annonce m’avait plongé.

10 jours de doutes, d’angoisse, de stress.

 

Le tout alimenté par les annulations de missions. Entre le 16 mars et le 20 mars, ce sont plus de 30 dates qui ont été annulées sur la période allant du 16 mars à fin avril.

Ce qui devait être ma meilleure année en 16 ans d’entreprenariat était en train de devenir ma pire année, voire la dernière…

 

Pourquoi 10 jours? Je n’en sais rien!

 

Mais au matin du 11ème jour, j’ai décidé de m’y remettre. Et je me suis intéressé à la notion de résilience et à la capacité que je pouvais avoir, en tant qu’homme et en tant qu’entrepreneur à m’adapter à une situation comme celle que nous traversons.

 

La littérature est riche en la matière et la définition de résilience est là nécessaire.

 

Mot emprunté initialement à la physique pour expliquer les résistances des matériaux aux chocs, ce concept s’est élargi dans un premier temps au domaine de la psychologie humaine. On retiendra cette définition commune posée par quatre experts de la question : Michel Manciaux, Stefan Vanistendael, Jacques Lecomte, Boris Cyrulnik (2001) : « La résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères » )

(Michel Manciaux, Stefan Vanistendael, Jacques Lecomte, Boris Cyrulnik, la résilience : état des lieux, in Manciaux, cit Cyrulnik, B., & Duval, P. (2006). Psychanalyse et résilience. Odile Jacob, P. 83

La résilience est la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer bien, à continuer à se projeter dans l’avenir en dépit d’événements déstabilisants, de conditions de vie difficiles, de traumatismes parfois sévères. » (Michel Manciaux, 2001)

« La résilience, c’est la capacité de retomber sur ses pieds, de garder le cap, d’assurer la pérennité d’un organisme ou d’une société, le maintien d’une certaine permanence dans un environnement turbulent. » (Alain Richemond, 2003)

 

Les trois concepts clés de cette définition sont les suivants :

    ▪    « système » : l’organisation est vue selon une approche système;

    ▪    « malgré des perturbations ou des défaillances » : une acceptabilité et une caractérisation des perturbations, voire des défaillances, du système sont nécessaires;

    ▪    « capacité […] à maintenir ou à rétablir » : devant des perturbations, le système adapte ses modes de gestion pour être plus résilient.

« La résilience stratégique n’est pas la manière de répondre à une crise passée. Il ne s’agit pas de rebondir après un échec. Il s’agit d’anticiper et de s’ajuster continuellement à des trends séculaires qui peuvent en permanence détériorer la capacité d’une activité cœur de métier à générer des revenus. Ça concerne le fait d’avoir la capacité de changer avant que la nécessité de changer devienne une évidence », expliquent Gary Hamel et Liisa Välikangas – Elle apparaît être la capacité (habilité) à anticiper les changements qui concerne l’organisation et son business model (V Nilakant,S Ramnarayan, 2006)

 

Alors je me suis adapté.

 

Ma communication s’est orientée vers mes clients; non pas pour leur dire « hey je suis là, faites-moi bosser ». Ils avaient mieux à faire et d’autres priorités. Ce que je conçois parfaitement.

Non j’ai décidé d’être un soutien pour eux dans la veille et dans le partage d’informations que chacun pouvait obtenir dans l’action de l’autre. En résumé, j’ai essayé d’être un émulateur, un « mutualisateur » d’actions.

 

Pour cela j’ai passé beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, au sein de groupe que j’anime auprès de mes clients.

Il n’y avait là qu’un seul but: être avec eux, pour eux, sans objectifs mercantiles.

Partager, soutenir, mettre en avant leur travail avec leurs clients.

 

Empathie et bienveillance font partie des valeurs que je prône dans la relation client.

 

Et puis, il y a eu un déclic.

 

J’ai longtemps pensé que la formation à distance sur les sujets que j’anime avec les publics que je forme et mes méthodes d’intervention, n’était pas compatible, mettait trop de distance et moins d’humanité.

 

Et bien je me suis en partie trompé.

 

Et elle se reconnaîtra à la lecture de cet article, mais je tenais à remercier une consultante partenaire et amie de longue date qui m’a demandé d’animer pour son équipe un module de formation de 4 heures.

J’en suis sorti heureux, ravi et surtout convaincu. Et le groupe formé l’a été tout autant.

 

Alors, je me suis mis à réfléchir à mes programmes et voir ceux que je pouvais adapter.

Pas tous surtout! Pas utile, pas pertinent. L’objectif étant de pouvoir proposer des formations adaptées à la situation actuelle. Des formations permettant d’accompagner les chefs d’entreprise dans les réflexions qui peuvent être les leurs en ce moment.

 

J’ai retenu 3 thèmes:

 

- 2  formations en sessions de 2 fois 3 heures et 30 minutes.

 

Une sur le changement de statut juridique parce que la période se prête à s’interroger sur cette question qui peut montrer des écarts importants dans les charges de l’entreprise.

 

Une sur le calcul du cout de revient dans le secteur du Btp parce que la période nécessite de se (re)plonger dans ce calcul en intégrant la situation et en mesurant les écarts pour rebondir sur les prochains devis.

 

- 1 en webinaire de 2h et porte sur « Comment garder le lien avec ses clients et prospects pendant cette période? »

 

Si vous souhaitez obtenir les programmes de ces sessions, n’hésitez pas à m’envoyer un mail : yvesaltobelli@idesiaconsult.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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